Question… de nez

Question… de nez

Question… de nez    Jean-Raymond Spénard MD FRCS(C)

 

Notre nez a beau être au milieu de notre visage et nous être indispensable pour respirer et sentir, il ne reçoit guère notre attention que lorsqu’un rhume ou une allergie le bouche ou l’irrite, ou lorsqu’un accident le blesse ou le fracture. Le reste du temps, nous l’oublions.

Ce peu d’intérêt pour le nez contraste avec la place que lui font la littérature, le théâtre, l’histoire et la culture populaire. Dans Cyrano de Bergerac, pièce d’Edmond Rostand écrite en 1897, le nez du héros tient un rôle… à sa mesure. Cyrano est un cadet (gentilhomme voué à la carrière militaire) impétueux, enjoué et volontaire, dont l’adresse à l’épée est à l’égal de ses talents de poète et de musicien. Il aurait tout pour séduire Roxanne, si ce n’était que son nez très long lui ôte toute assurance. De ce grand classique, l’acteur américain Steve Martin a tiré en 1987 la comédie intitulée Roxanne.

Un autre nez célèbre est celui de Pinocchio, pantin bois que fabrique un pauvre menuisier italien en mal d’enfant. Avant de devenir un vrai petit garçon, Pinocchio connaît de multiples aventures et voit son nez s’allonger chaque fois qu’il ment. En 1881, lorsqu’il publie cette fantaisiste histoire pour enfants, l’écrivain italien Carlo Collodi ne se doutait pas qu’elle ferait vite le tour de monde et inspirerait à Disney son non moins célèbre dessin animé.

Plus près de nous, dans la série américaine Ma sorcière bien-aimée qui passa à la télévision de 1964 à 1972, Samantha Stephens, sorcière des temps modernes jouée par l’actrice Elizabeth Montgomery, remuait le bout de son nez quand elle lançait un sortilège. Citons enfin Gonzo, attachant personnage de Sesame Street au monumental appendice nasal.

Le nez est très présent aussi dans les diverses cultures et dans notre propre langue. Les Maoris de Nouvelle- Zélande ont un rituel, le “hongi“, qui consiste à toucher du bout de son nez le nez de quelqu’un d’autre en guise de salutations. Par chez nous, récemment, nous avons vu la mode du perçage du nez se répandre. Et notre langue française ne manque pas d’expressions comme « avoir le nez creux », « avoir quelqu’un dans le nez », « se voir comme le nez au milieu de la figure », ou « ne pas voir plus loin que le bout de son nez ».

Le nez est de fait un organe très important. Par lui nous respirons, par lui nous sentons. La perception des odeurs nous met en alerte contre un danger quand il s’agit de fumée, d’essence ou de produit chimique, ou nous procure un vrai plaisir quand l’arôme du café, du pain sortant du four ou des roses du jardin caresse nos narines. Les sensations olfactives ont le pouvoir de réveiller des souvenirs enfouis. Elles influencent aussi notre humeur et même notre ardeur au travail. La raison à cela est que le bulbe olfactif appartient au système limbique, siège de la mémoire et des émotions. On appelle d’ailleurs parfois cette zone le cerveau émotionnel.

Tout endommagement du nez peut entraîner une foule de problèmes. La cause peut être accidentelle (gelure, fracture) ou naturelle (déviation de la cloison). Dans les deux cas, la réduction du sens olfactif ou le désagrément d’avoir un nez disgracieux sont des choses à prendre au sérieux.

En tant que médecin pratiquant la chirurgie réparatrice et esthétique du nez (rhinoplastie), je peux vous aider autant pour un problème nasal d’ordre médical que pour une rectification indécelable du dessin de votre nez. Dans les deux cas, nous discuterons ensemble de la solution chirurgicale la meilleure.

Il est temps d’accorder à votre nez l’importance qu’il mérite et de penser à faire un geste qui sera bénéfique pour votre santé, pour votre estime de soi… ou pour les deux!

De plus amples renseignements figurent sur mon site Web : www.drspenard.com et dans mes pages Facebook et Twitter. Vous pouvez aussi appeler

mon cabinet au 450 647-4307.